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Sequel LE Campus, le séquenceur à l’assaut des écoles de musiqueSeptember 28th, 2011 Comments are off for this post

Après s’être attaqué en dilettante au marché musical d’entrée de gamme, Steinberg tente de séduire le monde de l’enseignement spécialisé. Trop vite présenté comme un alter ego de GarageBand, Sequel est en vérité un outil bien plus spécialisé que son supposé rival.

Comparaison n’est pas raison. Il me semble opportun d’éliminer d’emblée les poncifs qui caractérisent d’ordinaire le marché des séquenceurs premier prix. Car ils ne sont pas nécessairement destinés aux musiciens débutants, et lorgnent plus volontiers vers la génération technophile où la cellule musicale de base se mesure à l’aune du « sample ». Au diable la complexité du langage et son implication dans l’esthétique des grands mouvements artistiques, et bienvenue dans le monde du remix ! GarageBand est une réinvention du séquenceur Logic Audio ; agréable outil pédagogique (bien que distillant parfois un savoir approximatif), il s’adresse néanmoins aux autodidactes. Sequel, quant à lui, s’inscrit dans une veine plus académique. Pour en maîtriser les subtilités, l’aide d’un enseignement spécialisé est un atout incontestable.

Retour vers le futur

Si l’interface adopte une esthétique électro tendance Graphwerk, en revanche, c’est un classicisme des plus stricts qui anime le coeur du logiciel. Steinberg ne propose ni plus ni moins qu’une version remise au goût du jour du très vénérable Cubase Audio/VST (1996) — le tout proposé au sein d’une seule et unique fenêtre. La partie supérieure est dévolue à l’affichage des différentes pistes ; la partie inférieure donnant accès à des panneaux complémentaires (incluant une table de mixage, l’inspecteur de piste et autres inserts d’effets, une bibliothèque de boucles audio appelées MediaBay dans la terminologie du logiciel, un éditeur audio et MIDI de bon aloi intégrant les mêmes raffinements que GarageBand, un mode arrangeur autorisant la constitution de pattern à la manière d’une boîte à rythmes ou des séquenceurs des années 80, sans oublier l’accès aux réglages généraux du projet).

La technique du son avant tout

Tout comme GarageBand, Sequel autorise la composition par le biais de boucles préenregistrées. Mais son véritable potentiel réside dans la prise de son acoustique — ce qui constitue le moyen le plus cohérent d’aborder les enjeux techniques et les choix esthétiques d’un mixage. La tradition musicale orale étant le véritable coeur de cible de l’application, Sequel ne dispose donc pas d’éditeur de partition (même sommaire). Pour cela, il faudra se tourner vers Cubase Elements 6 (99 €), qui lui est un séquenceur généraliste, mais qui suppose pour la composition de maîtriser les éléments fondamentaux du langage musical et de l’harmonie en particulier. Concernant Sequel toujours, j’ai noté quelques anomalies mineures comme l’incapacité de créer une mesure ternaire à quatre temps. Aussi, si les compositions à enregistrer se limitent à la dance, l’électro ou le rock basique, cela ne pose en aucun cas souci. Pour le blues, la soul, le rythm’n’blues ou le rock tendance Muse ou Dream Theater, il faudra ruser. Du reste, Sequel est peu exigeant sur la configuration matérielle de base. L’application peut même s’installer sur un « simple » MacBook et transformer ce dernier en un PortaStudio moderne, sachant gérer en outre 8 pistes simultanées en entrée, s’il vous plaît !

Glop, glop : Pistes illimitées, fonctions compression/expension temporelle, asservissement de l’audio au tempo, qualité des boucles, mode Arrangeur, séquenceur pilotable à distance…

Pas glop : Pas de protection automatique du larsen, incompatible avec les plug-ins VST, égaliseur semi-paramétrique, module d’encodage MP3 en option (15 €)

Prix : 100,49 € pour une licence unique (Sequel 2), 200 € pour le pack Campus (licence multiposte)

Logiciel en français

Éditeur : Steinberg - http://www.steinberg.net/en/education/sequel_le_campus.html

Configuration : Processeur Intel cadencé à 1.8 GHz, 1 Go RAM, OS X 10.4, affichage écran 1280 x 800 pixels, accès internet pour activer la licence.


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